Acheter un bien immobilier c’est s’engager dans une « chasse au crédit immobilier », de préférence le moins cher possible ! L’emprunteur généralement porte toute son attention au taux du crédit qu’il doit souscrire, mais néglige souvent de se pencher sur le taux de l’assurance qui va accompagner son emprunt.

L’assurance crédit, un passage obligé pour souscrire un emprunt, permet à l’emprunteur, ou à ses ayants-droit, de faire face aux remboursements des mensualités en cas de problème de santé, de chômage, d’invalidité ou de décès.

La publication de la loi réformant le crédit à la consommation présente aussi une remise à plat du marché de l’assurance crédit. Le Gouvernement veut en effet accroitre la transparence et surtout la concurrence pour permettre à l’emprunteur de mieux gérer ses emprunts immobiliers, notamment concernant l’assurance crédit.

Avant cette réforme, l’établissement de crédit peut contraindre l’emprunteur à souscrire l’assurance crédit qu’il commercialise sans devoir justifier cet impératif. La nouvelle loi va permettre à l’emprunteur de choisir librement son assurance crédit, dès lors bien sûr qu’elle offrira les mêmes garanties requises pour son emprunt. Si la banque ou l’établissement de crédit veut refuser le choix de l’emprunteur, il devra justifier explicitement le motif de son refus.

De plus la banque n’aura pas le droit de majorer le coût du prêt immobilier si l’emprunteur choisit de souscrire une assurance crédit dans un établissement différent.

Au-delà de cette ouverture concurrentielle, la banque devra faciliter la transparence et le choix de l’emprunteur en faisant figurer dans ses documents publicitaires, le prix de l’assurance crédit. Ces documents devront également faire figurer de façon claire quel risque pour l’emprunteur en cas de défaut de remboursement de son crédit. Ainsi, l’emprunteur ne découvrira pas « par hasard » que son assurance lui a été supprimée pour non-paiement de ses mensualités de crédit.

Un sondage réalisé par l’Institut IFOP à la demande d’une société d’assurance, montrerait que près de 60% des emprunteurs seraient prêts à faire jouer la concurrence en matière d’assurance crédit.

Cette réforme vient ainsi renforcer la Loi Lurcef, qui date de 2001, interdisant la vente de produits ou prestations sous forme de package, sans pouvoir être dissociées, ce que faisaient les établissements de crédits ne permettant pas de dissocier le crédit de l’assurance crédit.

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