Courtier et banque : lequel choisir ?

Pour souscrire un rachat de crédit, vous pouvez choisir de traiter avec un courtier (la dénomination légale de cette profession réglementée est : intermédiaire en opérations de banque et services de paiement, siglée IOBSP) ou directement avec une banque. Seulement, vous ne savez pas lequel est le plus avantageux.

Si vous êtes en plein dilemme, découvrez les avantages de chacun de ces canaux de distribution en commençant par vous rappeler le risque lié à la précipitation des décisions dans ce genre de choix aux enjeux importants et, notamment, parce qu’il vous engage pour l’avenir.

Rachat de crédit : bien choisir et ne pas se précipiter

Dans le cadre d’un regroupement de crédits, face à l’urgence de la situation, d’aucuns choisissent un peu au hasard les voies permettant d’y parvenir. On entend ici par urgence l’envie de ne pas voir sa situation d’endettement s’aggraver au point de ne plus être éligible à un réaménagement de budget et de devoir passer sous les fourches caudines de la Commission de surendettement de la Banque de France ou pire encore de faire l’objet d’une procédure de rétablissement personnel, c’est-à-dire de se voir déclarer en situation de faillite civile.

Dans des cas infiniment plus sympathiques, l’urgence ce sont également ces opportunités d’achat qui ne se présentent qu’une fois alors que vous ne pouviez plus recourir au crédit classique au risque de tomber dans le surendettement. L’urgence c’est aussi le financement des études des enfants ou le changement de la chaudière qui vient de rendre l’âme avant l’hiver.

Ainsi, l’essentiel pour certaines personnes c’est de finaliser la demande et voir le fond se débloquer au plus vite pour pouvoir consommer à nouveau, éviter un fichage ou une saisie, ou encore réaliser leur projet. Seulement, avec un peu de recul, elles verraient les risques encourus à cause de cette précipitation.

En effet, nombre d’emprunteurs -qui eux ont déjà eu la chance d’arriver à leurs fins- se rendent compte un peu trop tard qu’ils auraient pu bénéficier d’une meilleure formule, d’un meilleur taux, d’une assurance emprunteur moins chère, donc d’un cout nettement plus avantageux ailleurs.

D’autres se sont vu adresser des fins de non recevoir qui auraient pu être évitées. Sur ce point, il est bon de passer en revue les avantages et les inconvénients que présente chacun des canaux de distribution du rachat de crédits, qu’il s’agisse d’un courtier ou d’une banque.

Courtiers et banques : avantages et inconvénients

En vertu de l’adage, « mieux vaut s’adresser au bon dieu qu’à ses saints », on pourrait penser que les banques constituent la voie royale vers le rachat de credit. De surcroît, dans la même veine, les français n’ont pas les intermédiaires en odeur de sainteté, ne voyant en eux que des fauteurs de vie chère !

En réalité, les choses ne sont pas si simples !

Les avantages des banques pratiquant le rachat le rachat de credit

Quand elles pratiquent la restructuration financière des particuliers, elles la réservent généralement à leur « bonne » clientèle ». Alors, il existe pour cette dernière des avantages. Le taux ? Non, pas le taux ; du moins pas souvent. Contrairement à une idée reçue, il n’est pratiquement jamais négociable pour ce genre d’opération.

En revanche, elles exigeaient moins d’informations et moins de justificatifs que les autres acteurs du marché. Il convient d’en parler à l’imparfait car la loi Lagarde a uniformisé les obligations des prêteurs en matière d’appréciation de la situation de l’emprunteur notamment. Le délai d’instruction d’une demande est également un peu plus court. L’avantage qui apparaît comme étant le plus déterminant serait l’absence de frais d’intermédiation (pas les frais de dossier qu’elles perçoivent).

Les inconvénients des banques en général

Le premier est évidemment que toutes ne pratiquent pas le regroupement de crédits et, en particulier, peu s’aventurent dans le rachat de credit immobilier avec hypothèque ou caution mutuelle.

Les inconvénients cités ci-après ne concernent donc pas celles qui n’en font pas !

D’une manière générale, on peut dire que les banques qui pratiquent le rachat de prêts favorisent les « bons profils », c’est-à-dire les moins risqués (statut professionnel solide, ancienneté rassurante, revenus confortables, absence d’incidents bancaires, endettement élevé mais néanmoins raisonnable et une justification honorable au malendettement éventuel). Bref, ce sont souvent les rachats de crédits « de confort » qui passent le mieux ! En outre, elles préfèrent les regroupements de prêts sans garantie sur des durées courtes.

Le second inconvénient pour ceux qui ont « le profil », est que chacune a son « produit » de restructuration. Chaque banque définit ses propres critères qui ne recoupent pas nécessairement ceux des autres. En clair, votre profil peut correspondre aux « scoring » de l’une et pas de l’autre. En dehors de ça, les caractéristiques du « rachat de credit maison » sont bonnes ou moins bonnes que celles du produit concurrent mais c’est à prendre ou à laisser !

The last but no least (le dernier mais pas le moindre) est que le rachat de credits fait partie de l’historique du client.

Il convient ici de préciser que sous le vocable « banques » les usagers désignent l’ensemble des établissements de crédit, c’est-à-dire aussi bien les banques de dépôt qui viennent d’être évoquées que les sociétés de crédits spécialisés comme CETELEM, par exemple. Pour ces dernières, le seul inconvénient qui vaille bien entendu est celui du « produit maison ».

Les avantages de l’intermédiation bancaire

A l’instar des pays anglo-saxons puis du nord de l’Europe, l’intervention des courtiers dans le cadre d’une opération de crédit est un phénomène qui s’est considérablement développé depuis quelques années. Entre les prêts immobiliers et les rachats de crédit, les services des courtiers sont nombreux.

En tout premier lieu, il faut savoir que ce sont eux les instigateurs du rachat de crédits pour les ménages en France ; ils ont initié cette technique dans les années 90 et l’ont fait considérablement évoluer jusqu’à en faire un marché mature depuis le début des années 2000.

Ce sont les acteurs majeurs et incontournables de la restructuration financière des particuliers. Ils possèdent une connaissance parfaite du marché dont ils sont depuis près de 20 ans maintenant les acteurs majeurs et incontournables. Leur profession est aujourd’hui réglementé et très encadrée.

En raison du petit nombre d’établissements de crédit spécialisés dans le rachat de prêts, les IOBSP connaissent les produits et les critères de chacun sur le bout des doigts. Mieux, ils en connaissent la philosophie et les pratiques.

Les IOBSP sont ainsi naturellement les mieux placés pour sélectionner les prêteurs et les produits en fonction du profil d’un emprunteur, de ses besoins et de ses attentes, mais aussi des points forts et des points faibles de sa demande. Sur ces bases, l’IOBSP, après avoir étudié votre situation d’ensemble et conclu à une bonne faisabilité de votre projet, vous établira une « simulation de rachat de credit » pour que vous en visualisiez mieux les effets et conséquences sur votre budget présent et à venir. C’est le premier bénéfice qu’il vous apporte.

Le second bénéfice est l’économie de temps et accessoirement d’argent dans les démarches et formalités.

Le troisième bénéfice provient l’optimisation du dossier de présentation de la demande.

Le quatrième bénéfice provient de la réactivité et la qualité d’instruction et de négociation de la demande auprès d’interlocuteurs avec lesquels l’IOBSP travaille en confiance depuis de nombreuses années.

Le cinquième bénéfice que vous apporte l’IOBSP non exclusif est qu’il fait jouer la concurrence entre ses mandants bancaires à votre seul profit. Il n’est pas rémunéré en fonction du taux d’intérêt de l’opération dont il est l’intermédiaire.

The last but no least, l’IOBSP n’est rémunéré, au moyen d’une commission d’intermédiation (également appelée « frais de courtage ») préalablement convenue d’un commun accord entre vous et incluse dans le prêt de restructuration, qu’en cas de bonne fin. C’est-à-dire que s’il ne vous trouve pas le refinancement qui vous convient parfaitement, vous ne lui devez strictement rien sans avoir d’explications à donner. Si vous êtes satisfait du prêt de restructuration qu’il vous propose, c’est le prêteur (ou le notaire en cas de rachat de crédit hypothécaire) qui, lors de la mise à votre disposition des fonds, lui versera sa commission.

Cette sécurité appréciable fait partie des nombreuses mesures de protection du consommateur prévues dans le statut d’IOBSP, le Code monétaire et financier et le Code de la consommation. Une autre de ces mesures réside dans l’obligation pour l’IOBSP d’être assuré pour sa responsabilité civile professionnelle bien que les fonds ne transitent jamais sur ses comptes bancaires.

Un grand nombre d’IOBSP soucieux de la qualité de services ont adhéré à la charte déontologique de l’Association Française des Intermédiaires Bancaires en Consolidation De Crédits (AFIB-CDC) qui comporte des engagements supplémentaires aux exigences légales.

Un ultime avantage : l’intermédiation d’assurance

Bien qu’annexe à l’opération de regroupement de crédits, l’assurance emprunteur –souvent souscrite dans le cadre d’un contrat « groupe » ouvert par le prêteur- impacte le coût global de l’opération. Par le jeu de la délégation d’assurance, l’IOBSP peut également vous faire réaliser une économie non négligeable.

Les inconvénients de l’intermédiation bancaire

Elle a un coût !

Effectivement, l’IOBSP est rémunéré pour ses services si ceux-ci vous ont donné pleine et entière satisfaction.

L’incidence de la commission d’intermédiation sur le TAEG et le montant de la mensualité est minime mais ce coût néanmoins bien réel est à rapporter aux services rendus et aux avantages obtenus. Ce qui est évident, c’est que ce coût ne freine pas le développement du courtage financier en France qui a le vent en poupe. Comme le dit Michel Sardou : »Mais la France c’est aussi un pays où y a quand même pas cinquante millions* d’abrutis » !

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